Terrorisme, le mal du siècle

Abubakar Shekau. Wikimédia CC.

Aboubakar Shekau. Wikimédia CC.

Les terribles évènements de Garissa sont encore frais dans nos mémoires. Pendant les jours qui ont suivi cet attentat, l’un des plus sanglants perpétrés par les terroristes du shebab, chacun est allé de sa colère, de sa douleur, de sa plume, de son post pour témoigner son soutien au peuple kényan durement éprouvé par la perte de ces jeunes étudiants.

L’indignation était telle que j’ai failli prendre ma plume comme la plupart des blogueurs et de mondoblogueurs pour dire mon incompréhension. Mais je ne l’ai pas fait parce que même à l’heure d’Internet et de l’effet buzz, il est parfois judicieux de prendre du recul sur ses émotions et proposer une autre lecture des faits. Contrairement à ce que beaucoup ont pensé, le débat n’était pas d’être ou ne pas être Kényan comme le monde a été Charlie en février dernier.

En fait, les tristes événements de Garissa sont venus (si je peux dire ainsi), confirmer une vérité implacable : le terrorisme est parmi et partout avec nous ! Telle une épidémie, ce mal du siècle s’est répandu à la vitesse de l’éclair. Aucune nation, aucun pays, aucun continent ne sont désormais épargnés. Et l’Afrique avec ces multiples conflits semble devenir la terre promise des ces multinationales du crime.

Le 11 septembre 2001
Je me souviens très bien des attentats du 11-Septembre. Je n’étais pas allée à l’école ce jour-là. Une vilaine rage de dents m’avait clouée à la maison. Je regardais les images en pensant dans ma naïveté de gosse que cela ne pouvait se produire dans mon pays.

J’étais alors à mille lieues de m’imaginer qu’un jour les terroristes viendraient jusqu’aux portes de mon ‘rios dos camaroes » de mon Cameroun natal, enlever des jeunes filles pour en faire des esclaves sexuelles, égorger sans aucune pitié des vieillards au seuil de la mort, kidnapper des garçonnets pour en faire des enfants kamikazes.

Non ! Le problème n’est pas d’être ou ne pas être Kényan. Le problème est de savoir qu’elle est notre réaction face au terrorisme, cette organisation internationale du crime. Je crois que nous commettons une grosse erreur en donnant une connotation religieuse aux exactions commises par les organisations terroristes.

La religion n’est qu’un prétexte, un alibi utilisé pour se donner une certaine légitimité et  attirer la sympathie de pauvres êtres et surtout recruter des hommes pour leurs armées. Que ce soit en Libye,  Irak,  Syrie, Mali, Nigeria, dans tous ces pays où le terrorisme a pris corps avant de se propager dans le monde, ce sont les populations qui payent le prix fort .

Parce que comme le dit un proverbe chinois « peu importe que le chat soit blanc au noir, l’essentiel, c’est qu’il attrape la souris ». Plus prosaïquement, peu importe que la victime soit chrétienne ou musulmane, l’essentiel pour le terroriste c’est de faire couler le sang et régner la terreur.

C’est quoi un terroriste ?
Le terroriste est un individu sans aucune foi ni loi. Un homme assoiffé du pouvoir, un personnage à l’esprit si tordu que même les psychologues les plus réputés se perdent en théorie. Le terroriste n’a jamais tort. Tous les crimes commis, il les justifie en faisant croire au monde entier que ce qui arrive est notre faute, que nous payons pour l’arrogance ou les errements de nos hommes politiques.

Ce sont des fins connaisseurs de la nature humaine et de grands manipulateurs. Les terroristes et autres rebelles qui pullulent dans les régions comme la RDC n’attachent aucun prix à la vie humaine.  Aboubacar Shekau de Boko Haram résume lui-même assez bien cela : « Vous savez que notre amour pour la mort est plus fort que votre amour de la vie  ».

Le terrorisme est un fléau aux conséquences si lourdes. Je n’ose pas imaginer la souffrance des 200 jeunes filles enlevées par Boko Haram, il y a bientôt un an et que l’opinion semble presque avoir oubliées.

Comme l’a dit Michaelle Jean, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors de sa visite du 14 au 16 avril au Cameroun, le terrorisme est une menace globale qui cherche « son nid dans toutes les brèches de notre société ». Nous nous devons d’être solidaires. « Parce que l’homme qui crie n’est pas un ours qui danse ».

A toi LucO premier artiste autiste au Cameroun

 

Une affiche de sensibilisation sur l'autisme. Crédit Photo:SoleilpartageCameroun

Une affiche de sensibilisation sur l’autisme. Crédit Photo : SoleilpartageCameroun

LucO ton nom résonne comme une douce mélodie.
Un chant d’espoir et de renaissance
A  toi que je ne te connais pas, non pas encore
Je ne sais pas si nous aurons un jour l’opportunité de nous serrer la main.
Je sais juste que tu es un ado
A qui la vie n’a pas fait de cadeau
Un bel ado
Au teint clair, à la silhouette mince et élancée
Un peintre au pinceau magique
Libérateur d’un monde enchanteur
Je n’ai pas pu résister à ce festin de couleur auquel tu as convié le public
Une valse pas du tout mélancolique qui aurait inspiré à Baudelaire célèbre poète français, « Les fleurs du bien »
Car dans chaque coup de pinceau bleu
Dans chaque trait jaune
Dans chaque dessin rouge
J ai entendu un appel fort, celui de la vie !
Tu sais je suis un peu comme toi, voilà des années que je me bats pour ne pas sombrer dans le silence auquel mes problèmes d’auditions voudraient me condamner.
Ce n’est jamais facile de se battre contre une maladie incurable, contre un ennemi invisible. Il faut souvent puiser loin, la force de lutter
Parfois aussi accepter que le regard des autres ne sera jamais celui qu’on souhaite
Toi LucO, avec le puissant amour de ta maman, héroïne des temps modernes, tu réussis chaque jour un peu plus à remporter des victoires contre l’autisme
Ce trouble envahissant du comportement qui voulait t’empêcher de découvrir le monde.
Non seulement tu l’as découvert, mais tu nous permets aussi de découvrir ton monde à toi à travers tes toiles
Vas-y LucO ! Enchante-nous à coups de pinceau magique !